Un espace imaginé pour la campagne Cromatica.
La couleur d’un échantillon occupe un espace que nous pouvons tenir entre nos mains. Celle d’un mur accompagne le corps, se voit à travers une porte, rencontre le sol. Entre ces deux échelles se joue une décision de projet : quelle place donner à la teinte qui nous a attirés ?

Cromatica offre cinq points de départ : Cotto, Cipria, Ambra, Salvia et Petrolio. Chaque couleur peut recevoir un rôle différent. Elle peut donner de la continuité à un mur, définir une partie de la pièce ou établir un lien avec un autre matériau. Son étendue participe au choix autant que sa teinte.

Imaginons une niche à côté d’un passage. En revêtir le fond concentre la couleur en un point précis de la pièce ; la prolonger sur les côtés permet de la rencontrer aussi en s’approchant. Si le même choix s’étend au mur entier, l’ensemble des relations à considérer change : la porte, la limite du plafond, le mobilier qui se trouvera devant.
Il convient alors de regarder où la couleur s’arrête. Une limite près d’un encadrement de porte ou de fenêtre peut avoir une forte présence, même si la surface occupée est petite. Un grand mur, vu à travers une ouverture étroite, peut apparaître comme un champ circonscrit. Compter les mètres carrés est utile ; observer d’où nous verrons le mur aide à en évaluer la présence.

La lumière et les matériaux voisins rendent cette vérification plus concrète. Un échantillon placé à côté du bois prévu, observé dans les conditions de la pièce, permet une comparaison plus utile qu’une teinte isolée sur un écran. Nous pouvons nous demander quel rapport nous souhaitons entre ce bois et la couleur, et quelle part de chacun sera visible au même moment.

Pour Noema, donner un rôle à Cromatica signifie parvenir à ces décisions. Le nom de la teinte ouvre le choix. Le projet en décide l’étendue, les limites et l’association avec les autres matériaux. C’est ainsi que la couleur devient partie intégrante de la pièce.
Texte préparé avec le soutien de l’intelligence artificielle.

