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Une table ovale avec des chaises et des carnets, près d’une grande fenêtre.

Ce que nous demandons à une entreprise

Noema Journalseptembre 20262 min de lecture

Une table partagée comme image du dialogue.

« L’industrie peut-elle se donner des fins ? » Adriano Olivetti posa cette question dans son discours pour l’inauguration de l’usine de Pozzuoli, le 23 avril 1955. La relire aujourd’hui, c’est se demander quel effet une entreprise a sur la vie des personnes, à travers ce qu’elle produit et sa manière de travailler.

Une femme et un homme dialoguent de part et d’autre d’une table en bois dans un atelier.
L’écoute précède le choix.

Pour Noema, qui prend forme autour des surfaces céramiques, la question concerne aussi des situations très ordinaires. Un concepteur doit comprendre si une proposition répond aux besoins de l’espace. Un interlocuteur commercial doit pouvoir expliquer ce qu’il propose. Toute personne qui participe à une décision doit savoir quels éléments sont déjà définis et lesquels demandent encore un échange.

Quatre mains tiennent les bords d’une grande feuille vierge au-dessus d’une table sombre.
Un geste partagé.

Le premier principe que nous nous donnons est de prendre le temps d’écouter. Une demande contient souvent plus que son objet immédiat : derrière la préférence pour une couleur peuvent se trouver une particularité de la pièce, un matériau à conserver, un doute encore difficile à formuler. Écouter permet de faire émerger ces raisons avant de répondre.

Le deuxième est la clarté. Nous demandons que les mots employés pour décrire une surface soient précis et que les accords soient compréhensibles pour ceux qui devront s’y référer dans leur travail. Une description peut évoquer une atmosphère ; lorsqu’elle porte sur les caractéristiques du produit, elle doit permettre de les reconnaître. Distinguer l’évocation de la description demande aussi du soin.

Un homme debout examine une feuille près d’un établi, encadré par une porte.
Le temps du travail, l’espace de la pensée.

Le troisième principe consiste à assumer la responsabilité des choix. Cela signifie pouvoir expliquer pourquoi une proposition est entrée dans la gamme, quel rôle nous lui donnons et quelles questions restent ouvertes. Cet engagement concerne autant la matière que la relation avec les personnes qui participent au projet.

Une femme en robe sombre s’arrête au seuil d’une porte ouverte sur une colline.
L’entreprise regarde vers l’extérieur.

Ce sont des principes Noema, élaborés au contact d’une question d’Olivetti. Ils se mesureront dans le travail : dans la qualité d’une réponse, la précision d’un accord, la place accordée à une objection utile. C’est là que nous demandons à notre idée de l’entreprise de prendre forme.

Traduction française de la citation par la rédaction Noema, à partir de l’original italien d’Adriano Olivetti. Les réflexions qui suivent sont celles de Noema.

Texte préparé avec le soutien de l’intelligence artificielle.

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